
















Aujourd’hui, je me suis attelé au réglage final de la guitare, en commençant par ajuster le sillet de tête…


Puis après avoir placé une petite cale sous le manche pour lui donner une légère inclinaison, j’ai réglé la hauteur des pontets et des micros, et contrôlé la justesse de chaque corde. Ensuite j’ai testé chaque case de chaque corde pour m’assurer qu’il n’y avait pas de frise de corde, et c’est nickel !! ^^

Le vernis ayant séché plus d’un mois, je peux maintenant passer au ponçage final…

Je retire dans un premier temps le scotch de masquage de la touche et retire les traces de vernis qui avaient débordé en-dessous.
Puis je démarre le ponçage au papier abrasif à l’eau grain 600. Je réalise un ponçage méticuleux à la fin duquel le vernis doit être mat sur toute la surface, gage que l’état de surface est bien régulier.




Une fois cette étape réalisée, je descends progressivement en grain en passant par 800, 1000, 1200, 1500, 2400, 3200, 4000, 6000, 12000…









On voit que ça brille de plus en plus.
Puis vient le polissage que je réalise au polish rénovateur automobile manuellement, en frottant avec un chiffon.
Puis je passe un lustreur qui va faire définitivement briller le vernis…






Et voilà, le manche est lustré, on peut apprécier toute la beauté de l’érable…

Ensuite, je vais réaliser le montage du manche. Je démonte d’abord le manche provisoire de la bûche, puis mets en place le nouveau.



Je peux maintenant pointer l’emplacement des trous de fixation, et les percer à la perceuse à colonne, en faisant reposer le manche sur la cale à radius pour une plus grande stabilité…



Ensuite j’assemble le manche sur le corps…

Il me faut maintenant monter les mécaniques. J’enfonce dans un premier temps les inserts, puis je fixe les mécaniques par l’arrière…
Je monte ensuite les cordes, et fixe le papillon entre les deux cordes aigues





Voilà, le montage est terminé, il ne me restera plus que le réglage final à effectuer, avant qu’elle ne reparte définitivement chez Mira Cétii 🙂
Je passe désormais aux couches de vernis de finition nitrocellulosique brillant.
Je passe d’abord 2 couches.



Ensuite, je pulvérise de l’eau sur la surface du manche, et égrène le vernis avec du papier abrasif grain 600.


Puis je repasse encore 2 couches, égrène à nouveau, et encore 2 couches.





Je vais devoir attendre maintenant deux semaines que les solvants du vernis s’évaporent, avant d’attaquer le polissage et le lustrage…
Le manche étant enfin terminé, il est temps de passer à la finition^^
Tout d’abord, je réalise un ponçage minutieux, en démarrant au grain 80 pour retirer les impuretés et les traces de crayon encore présentes, puis 120, 180, 240, 320, et enfin 400. Ensuite je mouille le manche pour relever les fibres du bois, et je repasse un coup de grain 400.




Ensuite, je me suis confectionné un petit bouchon en bois pour protéger le trou de l’accès à la tige de réglage des projections de vernis, puis j’ai masqué la touche qui, elle, ne doit pas être vernie.


Et voilà le manche prêt à recevoir sa finition…



Pour commencer, je passe une première couche de primaire, puis une seconde. Ce manche a un rendu exceptionnel, et va vraiment bien aller avec le corps de la guitare 🙂





Pour remplir l’usinage du logo, j’utilise un mélange d’Araldite et de sciure d’ébène, que je viens déposer généreusement dans l’empreinte.



J’ai laissé sécher plusieurs jours, puis j’ai repassé la tête dans la calibreuse pour retirer l’excédent du mélange qui a bien durci.

Et voilà le résultat dont je suis très content.


Toutes les opérations de la fabrication du manche sont désormais terminées.
Place maintenant aux opérations de ponçage avant finition. On approche de la fin 🙂
Pour cet usinage, j’utilise un gabarit que j’ai fait découper au laser, qui est constitué de deux plaques : La première, qui est fixée sur la tête du manche avec un serre-joint, comprend une fenêtre rectangulaire, et deux goupilles sur lesquelles viendront de positionner l’autre partie.
Cette autre partie comporte trois paires de trous pour le positionnement, et l’empreinte du logo décomposée en trois parties.
Il me faut donc réaliser 3 passes à la Dremel sur support pour réaliser le logo complet : Deux passes pour le « P » et une pour le « V ».
J’utilise une fraise pour Dremel de diamètre 2 mm, avec une queue de diamètre 3.175 mm qui est ajustée pour coulisser parfaitement dans les empreintes.



Ce système, que j’ai imaginé, fonctionne parfaitement bien, comme le montre la dernière photo.
Pour cette opération, c’est du façonnage qui demande beaucoup d’adresse.
Je commence par tracer les contours et les jonction que je dois respecter



Puis je commence par réaliser l’arrondi côté tête


Ensuite, le travail se fait à la râpe et à la cale à poncer







Et voilà le galbe terminé. On voit les deux manches que je réalise en parallèle, celui de la bûche électrique, et celui de ma Patmaster 🙂



Pour cette opération, j’ai réalisé une vidéo, je n’ai donc pas pris de photos de la réalisation. Je pose donc deux photos du galbe terminé, et la vidéo.


Avant de réaliser le galbe arrière du manche, il faut l’affiner de manière progressive, de manière à ce qu’il soit plus fin du côté de la tête.
Je commence par tracer une ligne de chaque coté du manche en mesurant la valeur que je souhaite à la 1ère et à la 12ème frette.




Puis à l’aide d’un gabarit, je positionne le manche et le surélève côté tête, puis je l’affine à la rape et à la cale à poncer.







